The CEO, ce que j’en pense

Je me suis rendu hier au cinéma pour aller voir le dernier film de Kunle Afolayan « The C.E.O ».

Connaissant déjà le travail du monsieur dans « October 1 », un bon thriller psychologique dans le Nigeria colonial, je me suis dis que cela devrait en valoir la peine.

Le premier truc qui frappe c’est la qualité de l’image était bonne et il y avait beaucoup de plans bien utilises, il y a eu aussi un bon travail avec la lumière naturelle, J’ai beaucoup aimé. La plupart du film a été tourné dans la station balnéaire d’Inagbe, à la périphérie de Lagos.

Les dialogues furent aussi a la hauteur Tade Ogidan a justifie son statut, le phrasé et la diction, sont bons par rapport aux autres œuvres africaines sorties cette année.

Quand au casting.la performance la plus impressionnante, à mon avis, fut celle de Nico Panagio avec son personnage de Riikard Van Outen, Wale Ojo s’en est brillament tiré aussi, Aurelie Eliam cabotine moins que d’habitude et Angelique Kidjo m’a pas mal surpris.

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Pour un film africain avec beaucoup de conversation, c’était étonnamment divertissant. Je n’aurais jamais pensé que Nollywood pourrait s’en tirer (mea maxima culpa). certains passages furent diablement bien joué Quand Hilda Dokubo dit : «Sit your nyash down »  tu t’assoies et tu bouges pas.

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Là où «The CEO » m’a profondément déçu c’est indéniablement au niveau du scénario. Je suis allé le regarder avec mes petites cousines, et on a été capables de presque tout deviner dans le film peu de surprises et une tension qui tombe et remonte que trop légèrement, un peu comme un soufflé qu’on aurait remis au four, le twist final répond aux questions et sauve quelque peu les meubles, mais avec peu de panache, au final c’était un bon film a l’échelle ‘’locale’’, mais si j’occultais ce paramètre, ça reste au niveau du téléfilm du dimanche, du ciné club plaque or.

Pour ceux qui connaissent son travail Kunle Afolayan a montré une certaine aptitude pour montrer le côté sombre de la vie : un meurtre inexpliqué appelle une tournure d’intrigue en attente. Mais ici rien, les indices laissés ça et la sont peu satisfaisants, pas plus que la fin que je qualifierais de brouillonne par rapport au reste du film, quand au personnage de Lala Akindoju, y penser me donne de terribles maux de tête.

En définitive Le gros point fort de The CEO, c’est son habilité à nous plonger dans son ambiance bien particulière, avec un réalisme et une authenticité remarquables, le travail visuel est remarquable, mais le fond manque terriblement de consistance.
Note Finale : 4/10 (bluffé par la forme, déçu par le fond)

Written by Ange-Patrick

Un gars comme les autres n'ayant que faire de ses journées...

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