Lucy : retour manqué de Besson

Lucy(fer) : une blonde au cerf-volant.

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ça va être marrant

Il n’y a pas de gloire à critiquer monsieur Luc Besson (on tire sur l’ambulance) mais le concept de Lucy m’intriguait beaucoup, à la base. Construire sa fiction sur une légende urbaine de la science, aussi étrange soit-elle, pourquoi pas ? Cela aurait pu être intéressant sur bien des aspects : scientifiquement, tout d’abord, sans attendre une exposition cartésienne du problème on aurait pu s’attendre à une approche originale et décalée mais pourquoi pas pertinente dans son décalage. En bonus on avait la présence forcément notable de Scarlett « Boobina » Johansonn et  dans la foulée, Morgan Freeman qui a été approché pour jouer le rôle de Morgan Freeman, même si sa participation a failli être compromise pour des raisons d’emploi du temps : il devait interpréter au même moment le rôle de Morgan Freeman dans « Transcendance ». Heureusement, il a pu enchaîner les deux, même s’il n’a pas eu le temps de changer de chemise (pour la peine pas de critique pour lui cette fois).

Luc Besson et de la Science-fiction : le retour d’une combinaison qui tient. Mes attentes étaient légitimement hautes comme toute personne ayant vu Le Cinquième Element, puis j’ai vu la bande annonce (soupirs …)

Morgan Freeman quand il su qu'il serait exempté de critique de ma part
Morgan Freeman quand il su qu’il serait exempté de critique de ma part

Dans ce film Besson touche au matériau de la drogue qui donne des pouvoirs magiques, mais veut à tout prix donner une explication scientifique intéressante. Et pour cela, il se base sur la théorie du cerveau. En effet, le film ne cesse de nous rabacher sa théorie fumeuse elle-même tirée d’une légende urbaine scientifique, histoire de bien souligner que le 10% qu’on utilise nous a permis d’accomplir de grandes choses, et que le dauphin à 20% a un système de sonar naturel surpassant nos technologies. Partant de là, que serait-on capable de faire ? Et bien Luc répond à sa façon : on devient des X-men rien de moins. Tenez vous compte qu’une fois le paquet de drogue éclaté, notre héroïne à 20% monte sur les murs, défie la gravité, contrôle les champs magnétiques (donc elle a le wi fi, accède à internet, pirate les périphériques via la pensée) et a des aptitudes télépathiques. Incrédibeule !!! Partant de là, on sait qu’aucune cohérence ne sera possible, plus jamais,Lucy vomit des éclairs par la bouche, se transforme en blob et crée de la matière, se met à voyager dans le temps, mais c’est foireux, puisqu’elle annonçait il y a quelques minutes que seul le temps permettait l’existence de la vie et la voilà qui se met à voyager physiquement dedans (les gens la voient) sans dommages, et tout en restant assise sur sa chaise dans la pièce initiale.

Les "êtres supérieurs"
Les « êtres supérieurs »

Si la réalisation est parait-il plagiée à droite à gauche (j’ai moi-même pensé trèèès fort à Terence Malick),  tout le monde semble tellement aberrés par la réalisation ou le viol scientifique que personne ou presque ne parle de l’écriture, qui se trouve être quand même le plus gros délire du film : dans tout le côté « normal » de l’histoire, absolument RIEN n’est crédible. Le chinois veut violer Lucy, elle se rebelle donc il la frappe mais la viole pas ; Lucy tue un mec avec un flingue dans l’hôpital mais personne ne se ramène, l’ordi portable tout pourri qui effectue des milliaaaards de calculs par seconde, Lucy qui tue tout le monde chez le méchant sauf le méchant (car faut qu’il puisse venir se venger après tu vois), les flics français qui ont affaire à une meuf surpuissante et à un réseau de drogue de barbares mais qui décident de garder le tout dans le commissariat du coin (même le CCDO peut pas faire pire … ou si ) et d’aller se tataner à la Sorbonne en mode GTA car c’est des true warriors, pas besoin de renforts ni du GIGN, bref un délire, y’a pas d’autre mot.

nou c la poliss lol on é trè for loliloool
nou c la poliss lol on é trè for loliloool

Lucy brasse du vide, a un script d’une profondeur négative et une portée scientifique inférieure à Wikipedia. Un ratage complet doublé d’une prétention tragique. Lucy est un film d’action sans moments épiques, un film de science-fiction sans profondeur, un thriller sans suspens, et un blockbuster qui peine à divertir, Lucy échoue à briller alors que Luc Besson avait toutes les cartes en main pour un retour canon vers la science-fiction, dommage.

La raison dérrière l'écriture du scénario
La raison derrière l’écriture du scénario

Note Finale : 2/10 ( Dieu est une blonde avec un cerveau ! Alléluia ! Tu l’as fait, Luc ! )

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