Hitman : Agent 47

En 2015 nous avons eu droit a toute une fournee de franchises revenue d’outre tombe, Jurassic Park, Mad Max, Terminator et même Star Wars, dans la meme veine des petits malins se sont dit « mais tiens et si on relançait aussi Hitman ? ».

47 est avant tout un assassin silencieux (sisi jvous jure)

Quand on relance une licence de merde, il ne faut pas non plus s’attendre à faire pousser une belle plante ou même à trouver de l’or, célèbre franchise vidéoludique, Hitman avait déjà du subir en 2007 une mauvaise adaptation cinématographique. Néanmoins malgré des critiques majoritairement négatives, le film ayant bien marché au box-office il était clair que les producteurs voudraient encore exploiter le filon. Et c’est donc 8 ans après le premier film qu’il décide de rebooter Hitman au cinéma, en confiant le scénario de ce nouveau film à Skip Woods, qui n’est d’autre que … , l’homme déjà responsable du scénario de la première adaptation de Hitman, Jamais Woods n’a pondu le moindre bon scénario de toute sa carrière allant même jusqu’à tuer une saga cultissime comme Die Hard, avec un 5ème opus lamentable a pleurer. alors pourquoi, mais pourquoi diable lui confier le scénario de ce reboot alors qu’ils avaient l’intention de repartir sur de bonnes bases ? (mon petit corps agite par les soubresauts de mes sanglots).

Ils avaient plein de bonnes vibes … mais ca a pas suffit :(

Maintenant le moment le plus dur : devoir lister tout ce qui ne va pas dans ce film.

il est indéniable que le personnage féminin est un clone pas cher de Sarah Connor en mode je suis un peu badass mais je passe quand même la moitié du temps à pleurnicher. La caractérisation des personnages est d’ailleurs catastrophique, entre l’homme de main narcissique qui veut être le meilleur, le grand méchant paranoïaque qui est intouchable et qui sort tout droit d’un délire d’enfant de 8 ans ou encore le héros du film, l’agent 47 qui se veut mystérieux et cool alors que c’est qu’un pauvre type qui dort assis. La prestation de Rupert Friend n’est pas du tout convaincante (ni sa calvitie d’ailleurs…), le comédien étant à côté de ses pompes et ayant le charisme d’une huître trisomique en plein trip sous LSD (il essaye pourtant tant bien que mal de faire la gueule pendant tout le film pour faire croire qu’il est dangereux, mais ça ne marche pas. On en reviendrait presque à regretter Timothy Olyphant, c’est pour dire ! , mais c’est Zachary Quinto et Hannah Ware qui seront les plus mauvais. Ils prennent leurs rôles tellement au sérieux qu’ils deviennent ridicule à s’investir autant dans une entreprise aussi veine que nulle, lui sera bien trop caricatural tombant dans le cabotinage outrancier tandis que elle ne sera convaincante ni dans l’émotion ni dans l’action semblant forcé le trait à chacune de ses interventions.

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Pourquoi j’ai pris le rôle ? … euh pour le fric pardi !!

La réalisation du film à sinon été confié à un débutant qui réalise son premier film, et il ne fait clairement pas d’étincelles. on se croirait dans une pub pour automobile tandis que le montage se montre assez paresseux même si il ne plonge pas dans le sur-découpage lors des scènes d’actions laissant une certaine visibilité, ce qui est déjà pas mal. Néanmoins les effets pyrotechnique ou tout effets spéciaux du film sont tout simplement hideux rendant l’ensemble très cheap.

Après la mise en scène de Aleksander Bach se montre dénuée d’âme et d’identité, étant purement fonctionnelle. Le bon point, c’est que à l’inverse de Xavier Gens dans la première adaptation, Bach ne va pas tomber dans les références « faciles » au jeu. Dans le premier film Gens filmait juste deux gosses jouer à Hitman pour souligner que son film en était une adaptation alors que Bach va parfois essayer de créer des passages visuellement identiques au jeu. Mais même si cela abouti plus souvent à quelques plans ridicules sur l’agent 47 notamment dans les tentatives d’iconisation, il y a au moins le mérite d’avoir quelques essais de ce côté là. Mais voilà, la mise en scène reste à l’image du reste, à savoir peu inspiré, assez ridicule et tapageuse et personnellement, j’en arrive à ce qui m’a le plus énervé dans le film : le contexte. Hitman est une adaptation vidéoludique. A ce titre, le film se permet des choses totalement incohérentes en se disant surement que ça va plaire aux gamers et aux geeks, dans ce cas le film devrait plus s’appeler Call of Duty que Hitman. Dans les 5 premières minutes on a déjà 3 voitures explosés et des dizaines de balles tirées. Un beau doigt d’honneur à la série des jeux.

pourquoi être furtif ? c’est has been être furtif

 

En conclusion Hitman : Agent 47 est un très mauvais film. Censé faire oublier les premiers essais cinématographiques du tueur au code barre, (s)Hitman : Agent 47 enfonce encore plus le clou en se présentant au public comme un grand n’importe quoi se voulant spectaculaire et explosif. En faisant cela, le film insulte à son tour le jeu d’origine mais perd définitivement l’occasion de convaincre les spectateurs, à cause d’un aspect guignolesque aussi bien du côté du scénario que de l’action en elle-même, à tel point qu’on oserait même affirmer que le Hitman de Gens à des atours de monument du bon gout à ses côtés.

Note Finale : 1/10 (Je suis en VRAIMENT en forme cette année)

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